Janvier 2012 : «Traduire enfin les progrès»
Depuis de nombreuses saisons, Pepinster est la bête noire des Ostendais. De fait, les Côtiers peinaient à entrer dans la partie mais sans conséquence aucune, les Pepins balbutiant tout autant leur basket. Le round d’observation perdurait ainsi de longues minutes (5e : 2-5, 9e : 7-7) avant que les deux équipes ne jouent, enfin, au basket. La suite restait poussive avec deux équipes qui se tenaient de près avec un écart pas plus grand que quatre points. Love, dans la raquette, et Faison alimentaient le jeu pepin alors que Katnic et Djordjevic répliquaient tout au long d'un second acte durant lequel chaque formation allait prendre la tête du débat (36-36 au repos).
La remise en jeu n’inspirait guère les Pepins qui confondaient alors vitesse et précipitation. Une aubaine pour leurs concurrents qui s’isolaient à 52-58, à l’approche de la demi-heure. Une ultime ligne droite que les Côtiers entamaient sur les chapeaux de roue (35e: 56-67). Ostende trouvait progressivement la cohésion autour de son meneur Djordjevic qui multipliait les actions d’éclat (20 points et 10 assists). Pourtant les Pepins ne baissaient pas pavillon et se rapprochaient dangereusement (38e: 65-69). Mais une fois encore ils échouaient dans le final (69-75).
Sur papier, la réception de Pepinster, dernier classé, par le Spirou, leader autoritaire, paraissait déséquilibrée malgré deux absences (Beghin et Shengelia) du côté hennuyer.
Et cela se confirmait bien vite sur le parquet. Ainsi, la première mi-temps fut un terrible chemin de croix pour les Verviétois, initié en 3 minutes par un 11-2 déjà significatif qui replongeait les joueurs dans le doute et leurs hésitations. Si chacun prenait ses responsabilités chez des Spirou très habiles à distance, l’explication de cet écart était aussi à chercher dans l’apathie affichée par Pepinster. Et le second quart ne faisait que confirmer toutes ces constatations. Le « trou » entre les deux formations ne cessait de se creuser: 30-12, 44-14 et 55-19 à la pause !
Pepinster y avait tiré à 25 % et capté 12 rebonds, autant que ses pertes de balle. La reprise, elle, fut un brin plus enthousiaste dans le chef des Pepins. Mais le match était fini depuis longtemps et restait tout aussi disproportionné. Les Spirous, malgré la décontraction ambiante, restèrent sérieux jusqu’au bout : 76-37 à la demi-heure et un écart regrimpant de plus belle au fil du dernier quart (100-55).
Le club verviétois venait d’encaisser la défaite la plus lourde de son histoire en D1 !
La malchance s’abat décidément sur le club de Pepinster. Détenteur d’une lanterne rouge peu glorieuse avec un seul succès à son compteur, il avait perdu en semaine un de ses rares atouts pour une durée indéterminée. Jason Love, victime d’une déchirure à la voûte plantaire devait ainsi déclarer forfait pour la venue de Gantois bien décidés à confirmer leurs bonnes dispositions.
Afin de compenser un éventuel manquement dans le trafic aérien, les Verviétois mettaient d’emblée une belle ardeur défensive sous leur anneau, mais ne parvenaient pas à contenir et encore moins décrocher un adversaire qui répondait du tac au tac avec précision à distance. Si Faison et Thompson avaient donné le ton dans le camp local, la réplique était signée par Bosco et Geukens dans une première période équilibrée (42-43) où les défenses furent un peu trop laxistes.
En capitaine exemplaire, De Zeeuw était à l’origine d’une poussée locale (52-48, 24e), mais une volontaire sévère de Mukubu inversait la tendance à 52-54.
Une indécision qui décuplait la fébrilité des antagonistes atteignant la demi-heure à 58-54. Poussés par un public retrouvant des « guerriers des parquets », les Hoëgnards insistaient à 61-56 (32e) tout en s’assurant le contrôle des voies aériennes. Le genre de scénario qui ne plaisait guère à Brown (61-63, 36e) face à un concurrent privilégiant pourtant le jeu intérieur : 65-63, à la 37e minute. La décision appartenait néanmoins à Haynes qui affichait 67-75, on the buzzer.
Le coup était passé très près…
Ce sont deux formations en plein doute et donc dans l’obligation de renouer le plus rapidement possible avec la victoire qui s’affrontaient dans un derby principautaire bien dans la tradition.
Face à des Liégeois rapidement étouffés, les Pepins ont enfin eu l'envie d'avoir envie. Le couteau entre les dents, les visiteurs prenaient la partie à bras-le-corps dès la chandelle (3e: 2-8) à l'instar d'un Mukubu, bondissant sur chaque ballon, mais aussi de Beal et surtout d'un insaisissable de Zeeuw. Celui-ci entraînait dans son sillage ses équipiers pour inscrire l’écart maximal au tableau d’affichage (22-36). Mais, en deux minutes, Bostic et Gillet rappelaient que ces Principautaires n’étaient pas prêts à faire de cadeau au voisin verviétois (20e: 28-36).
Liège poursuivait sur sa lancée dès la reprise. Mieux campés en défense, plus agressifs en zone de conclusion, les gars de Bastianini fondaient sur un adversaire à nouveau en problème de cohésion (25e: 43-43). Ils prenaient même les rênes du débat (48-45) avant que De Zeeuw, omniprésent, ne stoppe l’hémorragie (48-49).
On en revenait alors à la définition même du derby : match âpre, disputé, engagé à défaut d'atteindre un niveau technique remarquable. Le quatrième acte de cette dramaturgie à l'intensité croissante allait donc être décisif. Les deux équipes se rendaient coup pour coup et l'avantage passait en permanence d'un camp à l'autre (62-63, 66-65) avant qu'à nouveau l'envie ne fasse la différence. Celle de Beal mais surtout d'un De Zeeuw, remonté comme un pendule, qui d'un « triple » incendiaire faisait définitivement basculer la partie dans le camp visiteur.
La fin du banquet voyait les Verviétois laisser les miettes du festin (66-77) à leurs hôtes.
Mais, qu’est-ce qu’on s’est régalé !
Verviers-Pepinster progresse Certains diront lentement, voire très lentement. D’autres compléteront en ajoutant « mais sûrement ». Sa dernière sortie à Liège a effectivement laissé apparaître des progrès notoires. Tant sur le plan collectif que sur le plan de l’engagement.
Décembre 2011 : « Comme une équipe en pleine recherche d'un équilibre »
Étrillés de près de vingt points à l’aller, les Verviétois n’avaient qu’une idée en tête : prendre leur revanche et, ainsi, confirmer leur succès initial de la semaine précédente. Faut-il préciser que leurs rivaux montois étaient sur leur garde au moment d’entamer un des déplacements les plus périlleux de la saison ?
En défendant particulièrement « haut » sur les artilleurs montois, les Pepins s'exposaient à la foudre de Nivins sous les panneaux. Ce dernier inscrivait d'ailleurs dix points dans les cinq premières minutes (11-14). Mais la réplique pepine vint des mains de cet étonnant Thompson (13 points en 10 minutes). Mons butait sur une défense bien organisée et ne parvenait pas, malgré les rotations, à repasser devant (10e: 24-22). Le gaillard poursuivait son récital dans le second quart-temps, entraînant Faison, De Zeeuw et Love dans son sillage, pour rejoindre les vestiaires avec un joli viatique: 44-36.
Visiblement paralysés jusque là, les Montois sortaient enfin de leur mutisme. Une nouvelle fois par Nivins qui remit le couvert initial (10 pts), mais les Pepins laissaient passer l'orage (51-46) avant que De Zeeuw lui mette une sourdine. Comme Beal en faisait de même avec Taylor, que Faison dégoûtait Cage et que Love donnait le change dans la raquette pour amener ses couleurs à 59-48 (30e).
Restait à gérer intelligemment l'avance dans le dernier acte. On est à la 32e minute et les banlieusards verviétois semblent s’acheminer vers un second succès consécutif en reléguant son rival à 62-49. C’est alors que les Hoëgnards perdent pied en attaque pendant que les Hennuyers retrouvent une saine agressivité défensive. Le surplace offensif local relançait le suspense à 64 partout (37e) et l’Union de terminer en boulet de canon (67-69, 40e) aux dépens de Hoëgnards paralysés par la peur de gagner.
Dans l'antre du forum alostois, les Pepins auront soufflé le chaud et le froid. Comme une équipe en pleine recherche d'un équilibre que la trêve lui apportera peut-être. Au décompte, la formation de McCarthy clôture cette année 2011 par un seul succès à son compteur.
Avec la nouvelle recrue Wen Mukubu mais sans De Zeeuw (entorse à un doigt), la soirée de Pepinster s’annonçait périlleuse. Pourtant, l'entrée en matière est tout à l'avantage de l’équipe visiteuse efficace en transition offensive (5e: 7-20). Sous l’impulsion de ce fer de lance de Steinbach et d’un Jackson au diapason, les Okapis chamboulaient les plans pepins (10e: 22-20) pour se ménager un solide viatique en vue de la pause après que Copeland et Holiday se soient ébroués (48-34).
L’équipe locale enregistrait l’écart maximal en reprise (60-40) avant que les Pepins ne se serrent les coudes autour d’une défense mitigée (60-51) pour ménager un semblant de suspense à l’abord du dernier acte (67-55). De fait, après avoir encore résisté jusqu’à 71-63, Pepinster payait au prix fort la fatigue de ses « cadres ». Parce que ni Thompson dans le duo Beal-Reed, ni Faison en la personne du nouvel arrivé Mukubu n’avaient trouvé d’échos à leur prestation (87-69).
Chiffres à l’appui, le bilan du RBC Verviers-Pepinster n’est guère reluisant. Mais ces mêmes chiffres donnent aussi les solutions pour l’avenir.
Un tiers de la phase classique du championnat vient de se jouer. Pepinster affiche le maigre bilan d’une seule victoire en onze matchs. Plusieurs changements ont été effectués pour tendre vers un meilleur équilibre collectif. Le coach McCarthy annonce un renouveau après la trêve de Noël. Se base-t-il sur des impressions ressenties aux entraînements ? Les chiffres, eux, sont incontournables.
Novembre 2011 : « Le verrou a enfin sauté !!! »
On ne s’attendait pas à un grand match entre les deux équipes qui se partageaient la lanterne rouge au coup d’envoi. Stressées par ce match « à six points », les deux formations n’ont en effet pas produit un grand spectacle au Tolhuis gantois.
Privé de Rahier mais avec son nouveau renfort Marcus Faison, Pepinster se faisait rapidement prendre à la gorge par la précision de Bosco et Jenkins (10-3). En confiance et choisissant les options les plus rentables, De Zeeuw remettait la barque pepine à flot. Haynes et Chaney reprenaient le flambeau du côté local pour faire grimper l’écart à 25-14 à l’entrée du deuxième quart. Les bonnes incursions de l’international belge, couplées au travail sous l’anneau de Love, ramenaient Pepinster à six points à la mi-temps : 35-29.
Pepinster revenait au jeu avec des intentions nettement plus sérieuses en défense, mais manquait toujours de la plus élémentaire précision offensive. McCarthy multipliait les rotations sur la distribution mais sans résultat efficace. Une imprécision qui faisait le bonheur des Gantois qui restaient devant (49-42) à l’entrée du dernier quart. Juste le temps de faire illusion (49-46) avant de retomber rapidement dans le grand n’importe quoi offensif à l’image des Beal, Downey et autre Singletary. Le Lilliputien hutois se chargeait de battre la mesure et le duo Chaney-Jenkins d’enfoncer le clou (70-56).
Avec la venue de Liège, adversaire direct en bas de tableau, et pour la première apparition de Marcus Faison au Paire sous ses nouvelles couleurs, Pepinster jouait gros et, avec au compteur un 0/6, n’avait quasiment plus droit à l’erreur.
Si ce même Faison allumait immédiatement d’un triple, ce sont néanmoins les Liégeois qui prenaient le meilleur départ par Matela (6-14). L’entrée au jeu de De Zeeuw pour remplacer Love, qui s’était effondré seul sur le parquet, bonifia subitement le jeu pepin (12-16). Mais le groupe pepin laissait déjà transpirer ses habituelles carences défensives (10e : 17-24). L’extrême nervosité locale influait sur sa précision à longue distance (1 sur 8), tandis que Gillet (3 sur 4 à 3 points) profitait des fenêtres curieusement ouvertes (26-34, 36-43) pour maintenir son équipe au commandement, jusqu’à ce que Pepinster recolle aux lancers- francs (11 sur 12 en moins de 4 minutes) avant le repos (41-43). Les aficionados pepins crurent au renouveau à la reprise (50-47). Cette fois, Muya sortait de sa coquille pour enfoncer le clou (52-62) et permettre à son équipe d’aborder le dernier quart sur du velours (58-70). Disciplinés en diable, les Liégeois n’allaient pas lâcher le morceau, trop contents de pouvoir émerger dans ce derby face à une équipe bien malade (63-85).
Elle fut bien courageuse la colonie pepine présente à Louvain pour assister à un simulacre de rencontre. Verviers-Pepinster a subi sa plus lourde défaite dans un SportOase où Louvain n’a pas éprouvé beaucoup de difficultés à s’imposer.
Inexistant dans ses rotations et au rebond défensif, roulé systématiquement sur contre-attaque, incapable de museler Freeman (18 points) et coupable de 10 pertes de balle, Pepinster a touché le fond en première mi-temps à Louvain : 60-30 ! Une différence également marquée dans le deuxième quart temps avec un incroyable 21-0 pour les Brabançons qui passaient ainsi de 26-17 à 47-17. On pourrait rétorquer que les Brasseurs n’ont rien raté ou presque mais dans les 70 % obtenus aux shoots, il y eut quantité invraisemblable de paniers trop faciles.
La seconde mi-temps était la confirmation de la première. Brandon Freeman continuait à empiler les paniers avec régularité et l’écart grimpait encore à la 30e (82-44). Pepinster « adoucissait » la note de quelques points dans le dernier quart temps. Mais Louvain passait la barre des cent points (100-65) sur une bombe de Hanavan et s’imposait 101-68.
Et TJ Thompson? Le nouveau meneur de jeu (6 points et 5 assists) a joué ses premières minutes sous la vareuse pepine. Le successeur de Downey n’a rien pu faire pour éviter le naufrage. Il devra évidemment être revu après une semaine complète d’entraînement avec le groupe. Mais il a du boulot pour organiser une équipe toujours à la recherche de son collectif et apparue à la dérive à Louvain.
Enfin, il le tiennent! Les Verviétois enregistrent leur premier succès de la saison après un tour entier sans la moindre victoire.
Avec la peur au ventre, Pepinster débute très mal la rencontre (0-7, 6-15). Avec Faison, à la relance, Pepinster tentait désespérément de résorber son retard que Black (11-19) puis Roll (19-25 et 26-34) s’ingéniaient à conforter. Jusqu’à ce que Beal ne profite de quelques imprécisions visiteuses pour initier et ponctuer un 9-0 qui amena un inespéré 37-36 au repos.
A la reprise, les Hoëgnards trouvaient la longue distance (46-38) d’autant plus que la précision anversoise s’étiolait au fil des caviars distribués par Thompson (59-50) à ses partenaires. Cette fois la raquette pepine était bien cadenassée (62-54) et comme Faison était chaud comme la braise, les Verviétois voyaient enfin le bout du tunnel (70-61). L'équipe de Casteels s'appuyait surtout sur Black pour inverser la tendance. En vain, le lutin métropolitain était bien trop seul dans les rangs anversois. Un trois points de Merriex (73-65) libérait enfin le public local avant que Beal sur lancers francs ne parachève le travail (82-74).
Cette première victoire ne doit rien à personne. Ce qui apparaissait jusqu’à présent comme un bateau ivre s’est mué en frégate de course. Les récentes arrivées de Marcus Faison et du meneur TJ Thompson ne sont pas étrangères à cette métamorphose.
Octobre 2011 : « Notre compteur reste bloqué à zéro !!! »
Verviers-Pepinster a effectué sa première sortie officielle de l’année à la mons.arena. Et la différence avec des Montois, qui ont déjà un match de championnat et deux rencontres de Coupe d’Europe dans les jambes, fut marquée. Les Verviétois démarraient pourtant la partie avec beaucoup d’enthousiasme (7-15), mais leur avantage était vite gommé par un adversaire qui montait, très doucement, en régime (21-21, 10e).
A partir de là, la maîtrise fut montoise, reflet d’un collectif beaucoup plus rodé. Pepinster fut muselé quatre minutes, le temps d’un 12-0 soldé à 33-21 et ne devait qu’à Julien Rahier un certain répit en vue du repos : 45-37.
La reprise confirma la tendance. Car autant Pepinster revint à 45-40 grâce au relâchement de Mons, autant ce-dernier fila facilement au-delà des 20 points d’écart à la demi-heure (67-46) en accélérant une fois cassé le timide élan de Pepins plus consistants en défense mais maladroits aux tirs (2 sur 13 dans le 3e quart). Le dernier acte était anecdotique et entérinait la victoire facile de Mons (88-69).
Il y a des scores qui ne reflètent en rien la physionomie d’une rencontre. Celui qui sanctionna le duel opposant Pepinster à Alost (80-98) en fait partie.
L’Okapi y allait d’emblée de deux paniers primés (4-6, 2e), mais devait aussi composer avec la 2e faute de Young, dès la 3e minute. Une aubaine pour les Pepins qui signaient, dans la foulée, un 18-2 amenant 22-8. Un avantage que les premières rotations n'atténuèrent même pas (34-21). L’écart se stabilisait alors à une dizaine d’unités avant que le retour aux affaires de Young ne permette aux siens d’effectuer une jonction heureuse à 44 partout, au repos.
Une partie de bras de fer anima un troisième quart musclé. C’est alors que les Flandriens s’appuyèrent sur un collectif déjà bien rodé et contrastant avec la multiplication d’efforts individuels adverses. Les locaux étaient bien trop brouillons offensivement pour réagir sainement d'autant plus qu'ils perdaient l'excellent De Zeeuw pour fautes (68-77). La maturité alostoise s’appuyait sur une implacable lucidité offensive pour l’emporter dans une fin de match à sens unique (80-98).
Boom a créé la sensation des huitièmes de finale de la coupe de Belgique en éliminant Pepinster.
Les joueurs avaient pourtant été prévenus. Cette rencontre chez les Kangourous de D2, c’était défaite interdite. Mais on n’a jamais vu d’équipe avec un moral de vainqueur sur le terrain. En première mi-temps, Jason Love a pu tenir les Pepins dans le match au marquoir. Après le repos, le jeu pepin s’est effiloché. Comme en première mi-temps à 32-37, on croyait que le plus dur était fait quand Pepinster a repris l’avance à 72-75. La petite porte de la qualification s’est cependant refermée avec une dernière minute mal gérée avec, notamment, deux pertes de balle de Downey. Mais le meneur américain n’est certainement pas le responsable d’une faillite qui est avant tout collective. Et provoquée par un manque d’enthousiasme collectif inadmissible à ce niveau (85-80).
Après la désillusion en Coupe de Belgique, Verviers-Pepinster a rassuré ses partisans sur ses capacités à réagir dans l’adversité. Avec un brin de réalisme dans les moments chauds, Pepinster serait même reparti du bord de mer avec un précieux viatique.
Les Pepins, où Singletary a été aussi discret que Downey étincelant (24 points), ont longtemps fait douter les Côtiers, privés de Matt Lojeski, qui tenaient surtout grâce à la précision à distance de Rich, Serron, Petrovic et Sakota (4 sur 5). Après 69-58 (35e), Pepinster se rapprochera à 73-69 (38e) en vain, Djordjevic et Serron ayant dans leurs mains expertes les clés du succès flandrien (79-75).
Verviers-Pepinster n’a pas décroché son premier succès en championnat. Mais il a montré un visage qui peut laisser espérer des jours meilleurs.
Conscient du piège que représentait ce match, Eddy Casteels demandait à ses hommes un rythme soutenu dès l’entame. Et cela portait ses fruits puisque les Giants filaient aisément à 19-6 après cinq minutes.
Mais les Pepins sont des hargneux. La pression de Downey perturbait les offensives anversoises et provoquait de nombreuses pertes de balle. Tout profit pour ses couleurs qui recollaient logiquement au score via un 0-11 (19-17, 10e).
Quelques actions d’éclat du géant Mejri et de l’ex-Pepin Wilson rendaient aux Anversois un léger viatique en vue du repos : 39-35.
Mais le break fut préjudiciable à des Pepins qui n’inscrivaient qu’un seul panier de plein jeu en dix minutes. Tout profit pour les Giants qui prenaient la poudre d’escampette (57-41, 30e).
Pepinster ne put absolument rien faire pour renverser la vapeur. Mejri, impérial dans tous les domaines, dégoutait littéralement les hommes de McCarthy. Et ces derniers ne purent qu’assister en spectateurs à un dernier déluge de bombes qui pliait définitivement la partie (79-50).
Charleroi reste hors de portée pour les équipes qui, tel Pepinster, n’ont pas le niveau pour lui résister.
C’est sans doute pour éviter pareille mésaventure que le Spirou empoignait à bras-le-corps cette partie en terres pepines (3e : 3-15). Demond Mallet donnait le ton en y allant d’un sans-faute au-delà de la ligne à 6m75. Charleroi était déjà sur une autre planète (10e : 18-27).
Le mentor américain allait retourner le problème dans tous les sens, multipliant les rotations, changeant les rôles de chacun, rien ou si peu ne perturbait la marche en avant du Spirou. Car quand Beal et De Zeeuw, sortis du banc, redonnaient quelque espoir à leurs aficionados (16e : 36-39), c’était Caleb Green qui se muait en maître artificier pour relancer son équipe (20e : 40-57).
Pepinster n’y croyant plus autant, la seconde mi-temps n’offrit plus d’autre enseignement que le manque de solidarité des Pepins, dont on retiendra le bon match de Love (21 pts) et Beal (18 pts). Charleroi, lui, y confirma en toute décontraction que son collectif tourne parfaitement à l’unisson : 58-80 dès la demi-heure et un dernier quart disputé pour du beurre (78-103).
Malgré un bilan vierge, Aaron McCarthy reste pourtant positif : « Nous venons d’être punis ! Ceci dit nous avons rencontré les cinq grosses cylindrées de la compétition. Nous abordons maintenant des matchs à notre portée : Gand et Liège. Et puis la saison est encore très longue, non ?
Septembre 2011 : « Verviers-Pepinster jouera dans le troisième panier. »
Si les moyens ne suivent pas toujours du côté du Hall du Paire, les dirigeants pepins trouvent généralement la bonne combine pour dénicher de petites perles.
Et cette saison 2011-2012 ne devrait pas déroger à la tradition. Avec cette équipe homogène, qui récupère les services de Maxime De Zeeuw, le championnat a trouvé ses fauteurs de trouble. Il est clair que de nombreuses équipes vont se casser les dents sur ce groupe aussi jeune qu’ambitieux.
Aaron McCarthy souhaitait recruter des garçons capables de s’identifier davantage à l’esprit du club, des joueurs avec des qualités individuelles au service du collectif. Notre coach ne laisse aucune place pour le star system !
“Nous avons réalisé de grands changements dans l’équipe. Ce sera donc un challenge de trouver rapidement la bonne carburation. Je compte sur mes joueurs pour avoir une mentalité positive et collective. Il s’agit d’une équipe jeune, dont le potentiel est important. La rapidité sera notre atout premier pour viser une place dans le Top 6.”
Le staff pourra donc compter sur l’expérience de Maxime De Zeeuw et le baroudeur expérimenté Bingo Merriex pour montrer la bonne voie à suivre. Deux intérieurs solides, bien soutenus par Jason Love, dont la complémentarité permettra d’entraîner de nombreuses contre-attaques.
Pour les entourer, les dirigeants pepins ont opté pour un savant mix entre des joueurs belges confirmés comme Stéphane Moris et Julien Rahier et de jeunes pions US avides de démontrer leur savoir et leur talent.
Les joueurs belges devraient également avoir leur mot à dire. Maxime De Zeeuw doit s’affirmer cette saison comme joueur incontournable de la D1. Le physique de Moris et la puissance de Rahier arriveront à point pour doubler les postes clés. Julien Rahier est le prototype d’élément capable de se sacrifier pour le groupe. C’est un équipier au-dessus de la moyenne.
Bref, cette équipe de Verviers-Pepinster a fière allure. Les ouailles du coach McCarthy ne devraient certainement pas manquer le wagon des playoffs et créer quelques soucis à tous leurs adversaires pour une saison qui s’annonce ouverte.
Le manager pepin Michel Baiverlin parle d’un championnat à trois vitesses. Avec Pepinster versé dans le 3e panier…
Jouer dans le 3e panier, ce n’est pas jouer le fond du panier. Le manager du RBC Verviers-Pepinster parle d’ailleurs d’un objectif clair : la 6e place synonyme de participation aux playoffs. Un souhait qui n’empêche aucunement les Pepins de créer au passage quelques surprises au détriment des équipes plus huppées et versées, par Michel Baiverlin, dans deux autres paniers.
1. Premier panier : Charleroi
« Le grand favori à sa propre succession. Comment imaginer ce Spirou se faire battre sur la longueur d’un mini-championnat comme les playoffs ? »
2. Deuxième panier : Ostende, Mons, Alost et Anvers
« Même si Anvers est un peu en retrait des trois autres, Eddy Casteels a misé sur la continuité. Ostende a conservé ses valeurs sûres, tout en engageant des joueurs qui avaient brillé lors de la finale de l’Eurochallenge que les Côtiers avaient perdue. Au décompte, l’équipe est mieux balancée. Et le club possède les moyens de corriger le recrutement à la trêve si besoin. » Autre outsider du Spirou, Mons a connu peu de chamboulements. « C’est la même ossature, renforcée par du talent et de l’expérience. Et puis, il y a Alost.« Le vice-champion qui s’est encore renforcé avec le meilleur marqueur du défunt championnat, Stefon Jackson bien connu à Pepinster! »
3. Troisième panier : Louvain, Liège, Gand et… Pepinster
« Quatre équipes candidates à la 6ème place. Les Students affichent toujours un gros potentiel offensif malgré le départ de Miller. Gand n’est plus la formation de la saison dernière. Elle ne sera plus aussi irrégulière. Si la sauce prend, elle créera des surprises. Reste Liège, le frère ennemi. « Des valeurs sûres comme Muya, Matela et… Waters, l’ex-Pepin ; un numéro 5 bien coté à l’université ; des jeunes de plus en plus expérimentés comme Hockins, Collette et Gillet : il ne leur manquait qu’un joueur polyvalent. Ils l’ont en la personne de Josh Bostic, capable de tout faire. » Et Pepinster ? « Il fera de son mieux pour décrocher son ticket pour le tour final. »¦
Les Pepins sont-ils prêts? Aaron McCarthy et Michel Baiverlin l’ont souligné: il faudra du temps pour construire une équipe où il y a onze nouveaux joueurs. L’équipe sort en tout cas de sa préparation avec six victoires en huit matchs et du positif quant à la mentalité et le jeu de l’équipe. C’est un bon bilan qu’il faudra maintenant confirmer dans les matchs à enjeu, avec plus de pression...
Les résultats indiqueront très vite la pertinence des choix opérés cette saison. Car, quelle que soit la manière, c’est la victoire que les supporters retiendront !!!
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